Afrique : la BAD veut promouvoir l’électricité

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À Lusaka, 2 gros générateurs ont été installés à proximité du ‘Centre international de conférences de Mulungushi’. Ces gros appareils ont servi durant l’ouverture officielle des 52e Assemblées de la BAD (Banque africaine de développement). Il faut noter que cela fait plusieurs semaines que la capitale de la Zambie est soumise à des coupures d’électricité qui durent parfois 8 h.

Avec cette nouvelle installation, le ‘Centre de Mulungushi’ ne devrait pas souffrir d’une coupure durant les débats. Sur scène, plusieurs chefs d’État se sont succédé sereinement : Edgar Lungu du Zambie, Paul Kagame du Rwanda et Uhuru Kenyatta du Kenya.

Énergie favorable au changement climatique

Pour cette année, l’accès à l’énergie ainsi que la lutte contre le dérèglement climatique est le thème adopté. C’est l’une des priorités d’Akinwumi Adesina (président de la BAD) : favoriser l’éclairage et l’énergie sur le continent africain. Il s’agit d’un défi de taille vu que 620 millions d’Africains ne bénéficient pas d’électricité. L’institution veut alors devenir le leader dans le financement des projets d’électrification et des énergies renouvelables sur le continent. Dans cette optique, elle compte déployer une part des 6 milliards d’euros dédiés chaque année aux projets de développement.

Pour la Zambie qui reçoit ces Assemblées, ce thème est bien choisi vu que les centrales électriques n’arrivent pas à fournir les 560 MW nécessaires pour électrifier le pays. De plus, le changement climatique a causé un assèchement du lac de Kariba.

L’optimisme chez l’OCDE

En dépit ces tumultes, le continent aspire à de meilleures perspectives, explique l’OCDE. Son rapport annuel mentionne son soutien vis-à-vis de la croissance moyenne en Afrique, qui est de 3.7% actuellement et qui doit être rehaussée à 4.5% en 2017. Parmi les raisons de cet optimisme, il y a la croissance démographique et l’urbanisation incessante.

Mais afin d’y parvenir, l’OCDE suggère aux gouvernements un investissement important au niveau des infrastructures urbaines, une amélioration de la connectivité entre chaque région, surtout en milieu rural, et une promotion des emplois durables. Par ailleurs, dans cet objectif d’amélioration de la qualité de vie, les populations doivent également bénéficier d’une bonne alimentation. Un des objectifs est de transformer l’Afrique en exportateur de denrées alimentaires jusqu’en 2025. Sur le continent, l’agriculture propose 60% des emplois, mais ne correspond qu’à ¼ du PIB.